Tensipine mr 10


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1. Nom du médicament

Tensipine MR 10

Tensipine MR 20

2. Composition qualitative et quantitative

Tensipine MR 10

Un comprimé pelliculé contient 10 mg de nifédipine.

Tensipine MR 20

Un comprimé pelliculé contient 20 mg de nifédipine.

Pour la liste complète des excipients, voir la section 6.1.

3. Forme pharmaceutique

Comprimés à libération modifiée pour administration orale.

Tensipine MR 10

Les comprimés à libération modifiée, laqués en rose-gris, contiennent chacun 10 mg de nifédipine, l’un marqué TMR et l’autre marqué 10.

Tensipine MR 20

Les comprimés à libération modifiée, laqués en rose-gris, contiennent chacun 20 mg de nifédipine, l’un marqué TMR et l’autre marqué 20.

4. Renseignements cliniques
4.1 Indications thérapeutiques

Pour la prophylaxie de l’angine de poitrine chronique stable et le traitement de l’hypertension.

4.2 Posologie et mode d’administration

Méthode d’administration

Usage oral.

En règle générale, les comprimés sont avalés entiers avec un peu de liquide, avec ou sans nourriture.

Tensipine MR ne doit pas être pris avec du jus de pamplemousse (voir rubrique 4.5).

Régime posologique

La dose initiale recommandée de Tensipine MR est de 10 mg toutes les 12 heures avalées avec de l’eau, avec une posologie ultérieure de dosage en fonction de la réponse. La dose peut être ajustée à 40 mg toutes les 12 heures, jusqu’à une dose quotidienne maximale de 80 mg.

L’administration concomitante avec des inhibiteurs du CYP 3A4 ou des inducteurs du CYP 3A4 peut entraîner la recommandation d’adapter la dose de nifédipine ou de ne pas utiliser du tout de nifédipine (voir rubrique 4.5).

Durée du traitement

Le traitement peut être poursuivi indéfiniment.

Informations supplémentaires sur les populations spéciales

Enfants et adolescents

L’innocuité et l’efficacité de la nifédipine chez les enfants de moins de 18 ans n’ont pas été établies. Les données actuellement disponibles sur l’utilisation de la nifédipine dans l’hypertension sont décrites à la section 5.1.

Patients âgés

La pharmacocinétique de la nifédipine est modifiée chez les personnes âgées, de sorte que des doses d’entretien plus faibles de la nifédipine peuvent être nécessaires par rapport aux patients plus jeunes.

Patients atteints d’insuffisance hépatique

La nifédipine est principalement métabolisée par le foie et, par conséquent, les patients présentant un dysfonctionnement hépatique doivent faire l’objet d’une surveillance étroite. Dans les cas graves, une réduction de la dose peut être nécessaire.

Patients atteints d’insuffisance rénale

D’après les données pharmacocinétiques, aucun ajustement posologique n’est requis chez les patients atteints d’insuffisance rénale.

4.3 Contre-indications

Tensipine MR ne doit pas être administré à des patients présentant une hypersensibilité connue à la substance active ou à d’autres dihydropyridines en raison du risque théorique de réaction croisée, ou à l’un des excipients mentionnés aux sections 4.4 et 6.1.

Tensipine MR est contre-indiqué pendant la grossesse avant la 20ème semaine et pendant l’allaitement (voir rubriques 4.4, 4.6 et 5.3).

Tensipine MR ne doit pas être utilisé en cas de choc cardiogénique, de sténose aortique cliniquement significative, d’angor instable, ou pendant ou dans le mois suivant un infarctus du myocarde.

Tensipine MR ne doit pas être utilisé pour le traitement des crises aiguës d’angine de poitrine.

L’innocuité de Tensipine MR dans l’hypertension maligne n’a pas été établie.

Tensipine MR ne doit pas être utilisé pour la prévention secondaire de l’infarctus du myocarde.

Tensipine MR ne doit pas être administré en concomitance avec la rifampicine, car des taux plasmatiques efficaces de nifédipine peuvent ne pas être atteints en raison d’une induction enzymatique (voir rubrique 4.5).

4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi

Tensipine MR n’est pas un bêta-bloquant et ne donne donc aucune protection contre les dangers du sevrage brutal des bêta-bloquants; tout retrait de ce type devrait se faire par une réduction progressive de la dose de bêta-bloquant, de préférence sur une période de 8 à 10 jours.

Tensipine MR peut être utilisé en association avec des médicaments bêta-bloquants et d’autres antihypertenseurs, mais il faut garder à l’esprit la possibilité d’un effet additif entraînant une hypotension orthostatique. Tensipine MR n’empêchera pas d’éventuels effets de rebond après l’arrêt d’un autre traitement antihypertenseur.

Des précautions doivent être prises chez les patients présentant une pression artérielle très basse (hypotension sévère avec pression systolique inférieure à 90mm HG), en cas d’insuffisance cardiaque manifeste et en cas de sténose aortique sévère.

Tensipine MR ne doit pas être utilisé pendant la grossesse sauf si l’état clinique de la femme nécessite un traitement par la nifédipine. Tensipine MR doit être réservé aux femmes souffrant d’hypertension sévère qui ne répondent pas au traitement standard (voir rubrique 4.6).

La nifédipine n’est pas recommandée pendant l’allaitement car la nifédipine a été signalée comme étant excrétée dans le lait maternel et les effets de l’absorption orale de petites quantités de nifédipine ne sont pas connus (voir rubrique 4.6).

Une surveillance attentive de la pression artérielle doit être exercée, également lors de l’administration de nifédipine avec du sulfate de magnésium IV, en raison de la possibilité d’une chute excessive de la pression artérielle, pouvant nuire à la fois à la mère et au fœtus. Pour plus d’informations concernant l’utilisation pendant la grossesse, se référer à la section 4.6.

Chez les patients présentant une insuffisance hépatique, une surveillance attentive, et dans les cas graves, une réduction de la dose peut être nécessaire.

Tensipine MR doit être utilisé avec précaution chez les patients dont la réserve cardiaque est faible. Une détérioration de l’insuffisance cardiaque a parfois été observée avec la nifédipine.

Les patients diabétiques prenant Tensipine MR peuvent nécessiter un ajustement de leur contrôle.

Chez les patients dialysés atteints d’hypertension maligne et d’hypovolémie, une baisse marquée de la tension artérielle peut survenir.

La nifédipine est métabolisée par le système du cytochrome P450 3A4. Les médicaments connus pour inhiber ou induire ce système enzymatique peuvent donc modifier le premier passage ou la clairance de la nifédipine (voir rubrique 4.5).

Les médicaments qui sont des inhibiteurs connus du système cytochrome P450 3A4 et qui peuvent donc entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de la nifédipine comprennent, par exemple:

– antiobiotiques macrolides (par exemple érythromycine)

– les inhibiteurs de la protéase anti-VIH (par exemple le ritonavir)

– anti-mycotiques azolés (par exemple kétoconazole)

– les antidépresseurs, la néfazodone et la fluoxétine

– quinupristine / dalfopristine

– l’acide valproïque

– la cimétidine

En cas d’administration concomitante avec ces médicaments, la pression artérielle doit être surveillée et, si nécessaire, une réduction de la dose de nifédipine doit être envisagée (voir rubrique 4.5).

Comme ce médicament contient du lactose, les patients présentant des problèmes héréditaires rares d’intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou une malabsorption du glucose-galactose ne doivent pas prendre ce médicament.

Pour une utilisation dans des populations particulières, voir la section 4.2.

4.5 Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interaction

Les médicaments qui affectent la nifédipine:

La nifédipine est métabolisée par le système du cytochrome P450 3A4, situé à la fois dans la muqueuse intestinale et dans le foie. Les médicaments connus pour inhiber ou induire ce système enzymatique peuvent donc altérer le premier passage (après administration orale) ou la clairance de la nifédipine (voir rubrique 4.4).

L’étendue ainsi que la durée des interactions doivent être prises en compte lors de l’administration de la nifédipine avec les médicaments suivants:

Rifampicine: La rifampicine induit fortement le système cytochrome P450 3A4. Lors de la co-administration avec la rifampicine, la biodisponibilité de la nifédipine est nettement réduite et son efficacité est affaiblie. L’utilisation de la nifédipine en association avec la rifampicine est donc contre-indiquée (voir rubrique 4.3)

Lors de la co-administration des inhibiteurs faibles à modérés suivants du système cytochrome P450 3A4, la pression artérielle doit être surveillée et, si nécessaire, une réduction de la dose de nifédipine considérée (voir rubriques 4.2 et 4.4). Dans la majorité de ces cas, aucune étude formelle n’a été entreprise pour évaluer le potentiel d’interaction médicamenteuse entre la nifédipine et la (les) drogue (s) répertoriée (s).

Antibiotiques macrolides (par exemple érythromycine)

Aucune étude d’interaction n’a été réalisée entre la nifédipine et les antibiotiques macrolides. Certains antibiotiques macrolides sont connus pour inhiber le métabolisme médié par le P450 3A4 d’autres médicaments. Par conséquent, le risque d’augmentation des concentrations plasmatiques de nifédipine lors de l’administration concomitante des deux médicaments ne peut être exclu (voir rubrique 4.4).

L’azithromycine, bien que structurellement apparentée à la classe des antibiotiques macrolides, est dépourvue d’inhibition du CYP3A4.

les inhibiteurs de la protéase anti-VIH (par exemple le ritonavir)

Une étude clinique portant sur le potentiel d’une interaction médicamenteuse entre la nifédipine et certains inhibiteurs de la protéase anti-VIH n’a pas encore été réalisée. Les médicaments de cette classe sont connus pour inhiber le système cytochrome P450 3A4. De plus, des médicaments de cette classe inhibent in vitro le métabolisme médié par le cytochrome P450 3A4 de la nifédipine. En cas d’administration concomitante de nifédipine, une augmentation substantielle des concentrations plasmatiques de nifédipine due à une diminution du métabolisme de premier passage et à une diminution de l’élimination ne peut être exclue (voir rubrique 4.4).

Azole anti-mycotiques (par exemple kétoconazole)

Une étude d’interaction formelle étudiant le potentiel d’une interaction médicamenteuse entre la nifédipine et certains anti-mycotiques azolés n’a pas encore été réalisée. Les médicaments de cette classe sont connus pour inhiber le système cytochrome P450 3A4. En cas d’administration par voie orale en association avec la nifédipine, une augmentation substantielle de la biodisponibilité systémique de la nifédipine due à une diminution du métabolisme de premier passage ne peut être exclue (voir rubrique 4.4).

Fluoxétine

Une étude clinique étudiant le potentiel d’une interaction médicamenteuse entre la nifédipine et la fluoxétine n’a pas encore été réalisée. Il a été démontré que la fluoxétine inhibe in vitro le métabolisme induit par le cytochrome P450 3A4 de la nifédipine. Par conséquent, une augmentation des concentrations plasmatiques de nifédipine lors de l’administration concomitante des deux médicaments ne peut être exclue (voir rubrique 4.4).

Nefazodone

Une étude clinique sur le potentiel d’interaction médicamenteuse entre la nifédipine et la néfazodone n’a pas encore été réalisée. La néfazodone est connue pour inhiber le métabolisme médié par le cytochrome P450 3A4 d’autres médicaments. Par conséquent, une augmentation des concentrations plasmatiques de nifédipine lors de l’administration concomitante des deux médicaments ne peut être exclue (voir rubrique 4.4).

Quinupristin / Dalfopristin

L’administration simultanée de quinupristine / dalfopristine et de nifédipine peut entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de nifédipine (voir rubrique 4.4).

Acide valproïque

Aucune étude formelle n’a été réalisée pour étudier l’interaction potentielle entre la nifédipine et l’acide valproïque. Il a été démontré que l’acide valproïque augmente les concentrations plasmatiques de la nimodipine bloquant les canaux calciques structurellement similaire en raison de l’inhibition enzymatique, une augmentation des concentrations plasmatiques de nifédipine et donc une augmentation de l’efficacité ne peut être exclue (voir rubrique 4.4).

Cimetidine

En raison de son inhibition du cytochrome P450 3A4, la cimétidine élève les concentrations plasmatiques de la nifédipine et peut potentialiser l’effet antihypertenseur ( voir rubrique 4.4) .

D’autres études:

Diltiazem

Cisapride

L’administration simultanée de cisapride et de nifédipine peut entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de nifédipine.

Système cytochrome P450 3A4 induisant des médicaments anti-épileptiques, tels que la phénytoïne, la carbamazépine et le phénobarbitone

La phénytoïne induit le système cytochrome P450 3A4. Lors d’une co-administration avec la phénytoïne, la biodisponibilité de la nifédipine est réduite et son efficacité est donc affaiblie. Lorsque les deux médicaments sont administrés en concomitance, la réponse clinique à la nifédipine doit être surveillée et, si nécessaire, une augmentation de la dose de nifédipine considérée. Si la dose de nifédipine est augmentée pendant la co-administration des deux médicaments, une réduction de la dose de nifédipine doit être envisagée lorsque le traitement par la phénytoïne est interrompu.

Aucune étude formelle n’a été réalisée pour étudier l’interaction potentielle entre la nifédipine et la carbamazépine ou le phénobarbitone. Comme il a été démontré que les deux médicaments réduisent les concentrations plasmatiques de la nimodipine bloquant les canaux calciques structurellement similaire en raison de l’induction enzymatique, une diminution des concentrations plasmatiques de nifédipine et donc une diminution de l’efficacité ne peut être exclue.

Effets de la nifédipine sur d’autres médicaments:

Médicaments abaissant la pression artérielle

La nifédipine peut augmenter l’effet hypotenseur des antihypertenseurs appliqués en concomitance, tels que:

• Diurétiques,

• les β-bloquants,

• inhibiteurs de l’ECA,

• Antagonistes des récepteurs de l’angiotensine 1 (AT1)

• Autres antagonistes du calcium

• les agents bloquants α-adrénergiques,

• Inhibiteurs de la PDE5

• α-méthyldopa

Lorsque la nifédipine est administrée en même temps que les inhibiteurs des récepteurs β, le patient doit être surveillé attentivement, car on sait également que la détérioration de l’insuffisance cardiaque se développe dans des cas isolés.

Digoxine: L’administration simultanée de nifédipine et de digoxine peut entraîner une réduction de la clairance de la digoxine et, par conséquent, une augmentation des concentrations plasmatiques de digoxine. Par conséquent, le patient doit être contrôlé à la recherche de symptômes de surdosage à la digoxine et, si nécessaire, la dose de glycoside doit être réduite en tenant compte de la concentration plasmatique de digoxine.

Quinidine: Lorsque la nifédipine et la quinidine ont été administrées simultanément, la quinidine réduite ou, après l’arrêt de la nifédipine, une augmentation nette des concentrations plasmatiques de la quinidine a été observée dans des cas individuels. Pour cette raison, lorsque la nifédipine est administrée en plus ou interrompue, il est recommandé de surveiller la concentration plasmatique de quinidine et, si nécessaire, d’ajuster la dose de quinidine. Certains auteurs ont signalé une augmentation des concentrations plasmatiques de nifédipine lors de l’administration concomitante des deux médicaments, tandis que d’autres n’ont observé aucune altération de la pharmacocinétique de la nifédipine. Par conséquent, la pression artérielle doit être surveillée attentivement, si la quinidine est ajouté à un traitement existant avec de la nifédépine. Si nécessaire, la dose de nifédipine doit être diminuée.

Tacrolimus: Il a été démontré que le tacrolimus est métabolisé par le système du cytochrome P450 3A4. Les données publiées indiquent que la dose de tacrolimus administrée simultanément avec la nifédipine peut être réduite dans des cas individuels. Lors de la co-administration des deux médicaments, les concentrations plasmatiques de tacrolimus doivent être surveillées et, si nécessaire, une réduction de la dose de tacrolimus considérée.

Interactions médicament-aliment:

Jus de pamplemousse

Le jus de pamplemousse inhibe le système cytochrome P450 3A4. L’administration de nifédipine avec le jus de pamplemousse entraîne donc des concentrations plasmatiques élevées et une action prolongée de la nifédipine en raison d’un métabolisme de premier passage diminué ou d’une clairance réduite. En conséquence, l’effet hypotenseur de la nifédipine peut être augmenté. Après un apport régulier de jus de pamplemousse, cet effet peut durer au moins trois jours après la dernière ingestion de jus de pamplemousse. L’ingestion de jus de pamplemousse / pamplemousse doit donc être évitée pendant la prise de nifédipine (voir rubrique 4.2).

Autres formes d’interaction

La nifédipine peut provoquer des valeurs spectrophotométriques faussement augmentées de l’acide vanillylmandélique urinaire. Cependant, la mesure avec HPLC n’est pas affectée.

4.6 Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

La nifédipine est contre-indiquée pendant la grossesse avant la semaine 20 (voir rubrique 4.3.) Et ne doit pas être utilisée pendant la grossesse sauf si l’état clinique de la femme nécessite un traitement par la nifédépine. La nifédipine doit être réservée aux femmes souffrant d’hypertension sévère qui ne répondent pas au traitement standard (voir rubrique 4.4).

Lors d’études chez l’animal, la nifidepine a montré une embryotoxicité, une foetotoxicité et une tératogénicité (voir rubrique 5.3 Données de sécurité préclinique).

Il n’y a pas d’études adéquates et bien contrôlées chez les femmes enceintes.

Les informations disponibles sont insuffisantes pour exclure les effets indésirables des médicaments sur le fœtus et le nouveau-né. Par conséquent, toute utilisation pendant la grossesse après la semaine 20 nécessite une évaluation très prudente des risques et ne doit être envisagée que si toutes les autres options de traitement ne sont pas indiquées ou n’ont pas été efficaces.

D’après les preuves cliniques disponibles, un risque prénatal spécifique n’a pas été identifié. Bien qu’une augmentation de l’asphyxie périnatale, de l’accouchement par césarienne, ainsi que de la prématurité et du retard de croissance intra-utérin aient été rapportés. Il n’est pas clair si ces rapports sont dus à l’hypertension sous-jacente, à son traitement ou à un effet médicamenteux spécifique.

Un œdème pulmonaire aigu a été observé lorsque des inhibiteurs calciques, entre autres la nifédipine, ont été utilisés comme agent tocolytique pendant la grossesse (voir rubrique 4.8), notamment en cas de grossesse multiple (jumeaux ou plus), par voie intraveineuse et / ou concomitante. utilisation d’agonistes bêta-2

Allaitement maternel

La nifédipine est excrétée dans le lait maternel. La concentration de nifédipine dans le lait est presque comparable à la concentration sérique mère. Comme il n’y a aucune expérience des effets possibles sur les nourrissons, l’allaitement doit d’abord être arrêté si le traitement par la nifédipine devient nécessaire pendant la période d’allaitement.

La fertilité

Dans des cas uniques de fécondation in vitro, des antagonistes du calcium comme la nifédipine ont été associés à des changements biochimiques réversibles dans la section de la tête des spermatozoïdes qui peuvent entraîner une altération de la fonction des spermatozoïdes. Chez les hommes qui échouent à plusieurs reprises à engendrer un enfant par fécondation in vitro, et où aucune autre explication ne peut être trouvée, les antagonistes du calcium comme la nifédipine doivent être considérés comme des causes possibles.

4.7 Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Les réactions au médicament, dont l’intensité varie d’un individu à l’autre, peuvent altérer l’aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines (voir rubrique 4.8). Ceci s’applique particulièrement au début du traitement, au changement du médicament et en combinaison avec l’alcool.

4.8 Effets indésirables

Des douleurs ischémiques ont été rapportées chez une faible proportion de patients dans les une à quatre heures suivant l’introduction du traitement par Tensipine MR. Bien qu’un effet «vol» n’ait pas été démontré, les patients qui ressentent cet effet devraient cesser Tensipine MR.

Effets indésirables du médicament sur la base d’études contrôlées par placebo avec la nifédipine, classés par catégories de fréquence CIOMS III (base de données des essais cliniques: nifédipine n = 2661, placebo n = 1 486, état: 22 février 2006 et étude ACTION: nifédipine n = 3 825, placebo n = 3 840) sont énumérés ci-dessous:

Les effets indésirables listés sous «communs» ont été observés avec une fréquence inférieure à 3% à l’exception de l’œdème (9,9%) et des céphalées (3,9%).

Les fréquences des effets indésirables rapportés avec les produits contenant de la nifédipine sont résumées dans le tableau ci-dessous. Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité. Les fréquences sont définies comme étant communes (≥ 1/100 à <1/10), peu communes (≥ 1/1000 à <1/100) et rares (≥ 1/10 000 à <1/1 000). Les effets indésirables identifiés uniquement au cours de la surveillance post-commercialisation en cours et pour lesquels une fréquence n’a pu être estimée sont listés sous «Inconnu».

System Organ Class (MedDRA)

Commun

Rare

Rare

Pas connu

Troubles du système sanguin et lymphatique

Agranulocytose

Leucopénie

Troubles du système immunitaire

Réaction allergique

Œdème allergique / œdème de Quincke (y compris œdème laryngé *)

Prurit

Urticaire

Téméraire

Réaction anaphylactique / anaphylactoïde

Troubles psychiatriques

Réactions d’anxiété

Les troubles du sommeil

Métabolisme et troubles nutritionnels

Hyperglycémie

Troubles du système nerveux

Mal de tête

vertige

Migraine

Vertiges

Tremblement

Par- / Dysesthésie

Hypoesthésie

Somnolence

Troubles oculaires

Perturbations visuelles

Douleur oculaire

Troubles cardiaques

Tachycardie

Palpitations

Douleur de poitrine

(Angine de poitrine)

Troubles vasculaires

Œdème (y compris œdème périphérique)

Vaso-dilatation

Hypotension

Syncope

Œdème pulmonaire**

Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux

Congestion nasale

Saignement de nez

Dyspnée

Problèmes gastro-intestinaux

Constipation

Douleur gastro-intestinale et abdominale

La nausée

Dyspepsie

Flatulence

Bouche sèche

Hyperplasie gingivale

Vomissement

Insuffisance sphinctérienne gastro-oesophagienne

Troubles hépatobiliaires

Augmentation transitoire des enzymes hépatiques

Jaunisse

Troubles de la peau et des tissus sous-cutanés

Érythème

Nécrolyse épidermique toxique

Réaction allergique de photosensibilité

Purpura palpable

Troubles musculo-squelettiques et du tissu conjonctif

Crampes musculaires

Gonflement des articulations

Arthralgie

Myalgie

Troubles rénaux et urinaires

Polyurie

Dysurie

Système reproducteur et troubles mammaires

Dysfonction érectile

Troubles généraux et conditions du site d’administration

Se sentir pas bien

Douleur non spécifique

Des frissons

* = peut entraîner un pronostic vital

** = des cas ont été rapportés quand ils étaient utilisés comme tocolytiques pendant la grossesse (voir rubrique 4.6)

Chez les patients dialysés atteints d’hypertension maligne et d’hypovolémie, une chute de pression sanguine peut survenir suite à une vasodilatation.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Il permet un suivi continu du rapport bénéfice / risque du médicament. Les professionnels de la santé sont invités à signaler tout effet indésirable suspecté via le programme de carte jaune à l’adresse suivante: www.mhra.gov.uk/yellowcard

4.9 Surdosage

Symptômes

Les symptômes suivants sont observés en cas d’intoxication sévère à la nifédipine:

Perturbations de la conscience au point de coma, chute de la pression artérielle, troubles du rythme cardiaque tachycardique / bradycardique, hyperglycémie, acidose métabolique, hypoxie, choc cardiogénique avec œdème pulmonaire.

Gestion de surdosage

En ce qui concerne le traitement, l’élimination de la nifédipine et la restauration des conditions cardiovasculaires stables sont prioritaires. L’élimination doit être aussi complète que possible, y compris l’intestin grêle, pour éviter l’absorption subséquente par ailleurs inévitable de la substance active.

Le bénéfice de la décontamination gastrique est incertain.

1. Considérez le charbon activé (50 g pour les adultes, 1 g / kg pour les enfants) si le patient se présente dans l’heure suivant l’ingestion d’une quantité potentiellement toxique.

Bien qu’il puisse sembler raisonnable de supposer que l’administration tardive de charbon activé peut être bénéfique pour les préparations à libération prolongée (SR, MR), il n’y a aucune preuve à l’appui de cela.

2. Alternativement, après ingestion orale, envisager un lavage gastrique complet chez l’adulte dans l’heure qui suit un surdosage potentiellement mortel, si nécessaire en combinaison avec l’irrigation de l’intestin grêle.

3. Envisager d’autres doses de charbon activé toutes les 4 heures si une quantité cliniquement significative d’une préparation à libération prolongée a été prise.

4. Les patients asymptomatiques doivent être observés pendant au moins 4 heures après l’ingestion et pendant 12 heures si une préparation à libération prolongée a été prise.

L’hémodialyse ne sert à rien car la nifédipine n’est pas dialysable, mais la plasmaphérèse est recommandée (forte liaison aux protéines plasmatiques, volume de distribution relativement faible).

Les troubles du rythme cardiaque bradycardique peuvent être traités symptomatiquement par des bêta-sympathomimétiques, et dans le cas de perturbations bradycardiques potentiellement mortelles du rythme cardiaque, une thérapie cardiaque temporaire peut être conseillée.

L’hypotension résultant d’un choc cardiogénique et d’une vasodilatation artérielle peut être traitée avec du calcium (10 à 20 ml d’une solution à 10% de gluconate de calcium administrée lentement par voie intraveineuse sur 5 à 10 minutes). En conséquence, le calcium sérique peut atteindre la gamme normale supérieure à des niveaux légèrement élevés. Si les effets sont insuffisants, le traitement peut être poursuivi, avec surveillance ECG. Si une augmentation insuffisante de la pression artérielle est obtenue avec du calcium, des sympathomimétiques vasoconstricteurs tels que la dopamine ou la noradrénaline doivent être administrés en plus. Le dosage de ces médicaments est déterminé uniquement par l’effet obtenu / par la réponse du patient.

Le liquide ou le volume supplémentaire doit être administré avec précaution en raison du risque de surcharge du cœur.

5. Propriétés pharmacologiques
5.1 Propriétés pharmacodynamiques

Code ATC: C08CA05

La nifédipine est un antagoniste calcique spécifique et puissant du type 1,4-dihydropyridine. Les antagonistes du calcium réduisent l’influx transmembranaire des ions calcium à travers le canal calcique lent dans la cellule. La nifédipine agit en particulier sur les cellules du myocarde et les cellules musculaires lisses des artères coronaires et des vaisseaux de résistance périphériques.

Dans l’hypertension, l’action principale de Tensipine MR est de provoquer une vasodilatation périphérique et donc de réduire la résistance périphérique.

Dans l’angine de poitrine, la Tensipine MR réduit la résistance vasculaire périphérique et coronaire, entraînant une augmentation du débit sanguin coronaire, du débit cardiaque et du volume systolique, tout en diminuant la charge post-charge.

De plus, la nifédipine dilate submaximalement les artères coronaires claires et athéroscléreuses, protégeant ainsi le cœur contre les spasmes des artères coronaires et améliorant la perfusion au myocarde ischémique.

La nifédipine réduit la fréquence des crises douloureuses et les modifications de l’ECG ischémique, quelle que soit la contribution relative du spasme de l’artère coronaire ou de l’athérosclérose.

Tensipine MR administré deux fois par jour assure le contrôle de la tension artérielle pendant 24 heures. Tensipine MR provoque une réduction de la pression artérielle de sorte que le pourcentage d’abaissement est directement lié à son niveau initial. Chez les individus normotendus, Tensipine MR a peu ou pas d’effet sur la pression artérielle.

Population pédiatrique:

Des informations limitées sur la comparaison de la nifédipine avec d’autres antihypertenseurs sont disponibles à la fois pour l’hypertension aiguë et l’hypertension à long terme avec différentes formulations à des doses différentes. Les effets antihypertenseurs de la nifédipine ont été démontrés, mais les recommandations posologiques, l’innocuité à long terme et l’effet sur les résultats cardiovasculaires demeurent non établis. Les formes de dosage pédiatriques manquent.

5.2 Propriétés pharmacocinétiques

Absorption

Après administration orale, la nifédipine est rapidement et presque complètement absorbée. La disponibilité systématique de la nifédipine administrée par voie orale est de 45 à 56% en raison d’un effet de premier passage. Les concentrations plasmatiques et sériques maximales sont atteintes entre 1,5 et 4,2 heures avec Tensipine MR (comprimés de 20 mg). La prise alimentaire simultanée entraîne une absorption retardée mais non réduite.

Distribution

La nifédipine est liée à environ 95% à la protéine plasmatique (albumine). La demi-vie de distribution après administration intraveineuse a été déterminée comme étant de 5 à 6 minutes.

Biotransformation

Après administration orale, la nifédipine est métabolisée dans la paroi intestinale et dans le foie, principalement par des processus oxydatifs. Ces métabolites ne montrent aucune activité pharmacodynamique. La nifédipine est excrétée sous la forme de ses métabolites principalement par les reins et environ 5 à 15% via la bile dans les fèces. La substance inchangée est récupérée uniquement en traces (en dessous de 0,1%) dans l’urine.

Élimination

La demi-vie d’élimination terminale est de 6 à 11 heures (Tensipine MR), en raison d’une absorption retardée. Aucune accumulation de la substance après la dose habituelle n’a été signalée pendant le traitement à long terme. En cas d’altération de la fonction rénale, aucun changement important n’a été détecté par rapport aux volontaires sains. En cas d’insuffisance hépatique, la demi-vie d’élimination est nettement prolongée et la clairance totale est réduite. Une réduction de dose peut être nécessaire dans les cas graves.

5.3 Données de sécurité précliniques

Les données précliniques ne révèlent aucun risque particulier pour l’homme sur la base d’études conventionnelles de toxicité à dose unique ou répétée, de génotoxicité et de potentiel carcinogène.

Toxicologie de la reproduction

Il a été démontré que la nifédipine produit des effets tératogènes chez le rat, la souris et le lapin, notamment des anomalies digitales, une malformation des extrémités, une fente palatine, une fente labiale et une malformation des côtes. Les anomalies digitales et les malformations des extrémités sont probablement dues à un flux sanguin utérin compromis, mais ont également été observées chez des animaux traités avec de la nifédipine uniquement après la fin de la période d’organogenèse.

L’administration de nifédipine a été associée à divers effets embryotoxiques, placentotoxiques et fœtotoxiques, y compris des foetus rabougris (rats, souris et lapins), de petits placentas et des villosités choriales sous-développées (singes), des morts embryonnaires et fœtales (rats, souris, lapins) et grossesse / diminution de la survie néonatale (rats, non évaluée chez d’autres espèces). Le risque pour l’homme ne peut être exclu si une exposition systématique significativement élevée est atteinte; cependant, toutes les doses associées aux effets tératogènes, embryotoxiques ou fœtotoxiques chez les animaux sont toxiques pour la mère et plusieurs fois la dose maximale recommandée chez l’homme (voir section 4.6 )

6. Mentions pharmaceutiques
6.1 Liste des excipients

Les comprimés Tensipine MR contiennent les excipients suivants:

Cellulose microcristalline, amidon de maïs, lactose, polysorbate 80, stéarate de magnésium, hydroxypropylméthylcellulose, polyéthylèneglycol 4000, oxyde de fer rouge et dioxyde de titane.

6.2 Incompatibilités

N’est pas applicable.

6.3 Durée de conservation

Plaquettes thermoformées en PVC: 48 mois

Plaquettes thermoformées en PP: 30 mois

6.4 Précautions particulières de conservation

Les comprimés doivent être protégés de la lumière forte et stockés dans le récipient d’origine du fabricant.

6.5 Nature et contenu de l’emballage

Plaquettes thermoformées de 14 comprimés dans un emballage extérieur en carton, boîtes de 56 comprimés.

Les bandes de blister sont composées d’une feuille de polypropylène rouge (0,3 mm) avec une feuille de support en aluminium (0,02 mm) ou une feuille de PVC rouge (0,3 mm) avec une feuille de support en aluminium (0,02 mm).

6.6 Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Aucune information supplémentaire

7. Titulaire de l’autorisation

Genus Pharmaceuticals Limited

T / A Genus Pharmaceuticals

Linthwaite,

Huddersfield,

HD7 5QH, Royaume-Uni

8. Numéro (s) d’autorisation de mise sur le marché

Tensipine MR 10

PL 06831/0048

Tensipine MR 20

PL 06831/0049

9. Date de première autorisation / renouvellement de l’autorisation

Tensipine MR 10

19/02/2009

Tensipine MR 20

23/02/2009

10. Date de révision du texte

19/09/2016